lundi, 29 mai 2006

Un an après le 29 mai 2005...

Que reste-t-il du plan B ?




Un an après le non au référendum sur le traité constitutionnel européen du 29 mai 2005, les Jeunes Populaires des Landes nous offre le clip vidéo "Où est passé le plan B ?".
Une vidéo hilarante où défilent les visages des principaux leaders du non, dont ceux d'Henri Emmanuelli, de Philippe de Villiers et d'Arlette Laguiller mis à prix sur des affiches "Wanted", et tout cela avec la bande son de la musique du film "Le Bon, la Brute et le Truand".

Un vrai western humoristique des temps modernes !

 

Si vous ne parvenez pas à lire la vidéo, veuillez cliquer ici.

Le blog des Jeunes Populaires Landais

18:00 Ecrit par Jeunes Populaires 4 dans Actualité, L'Europe, Vidéos podcasts | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

mercredi, 01 juin 2005

Sélection spéciale livres 2005

Une constitution pour l'Europe

Auteur : Valéry Giscard d'Estaing
Editeur : Albin Michel
Année : 2003

Valéry Giscard d’Estaing présente, dans un texte d’une cinquantaine de feuillets, le traité constitutionnel qui sera soumis aux chefs d’Etats et de gouvernements des pays membres de l’Union européenne.
Le nouvel équilibre institutionnel proposé par les conventionnels, sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing a suscité de vifs débats entre les Etats concernés avant d’obtenir le soutien du Parlement européen et de la commission de Bruxelles.

Le texte (225 pages) du traité constitutionnel est intégralement publié dans l’ouvrage. Les principaux points d’innovation concernent :
- la création d’un poste de président du conseil européen élu pour 2 ans et demi renouvelable ;
- la création d’un ministre des affaires étrangères de l’Union, en charge de la sécurité et vice-président de la Commission ;
- le président de la commission sera élu par le parlement européen à la majorité simple.
Lisez "Une constitution pour l'Europe" et comprenez la Constitution :



Sarkozy, au fond des yeux

Auteur : Nicolas Domenach
Editeur : Jacob-Duvernet
Année : 2004

Dans les yeux de Nicolas, un appétit féroce qui se nourrit d'action, de puissance. Mais derrière l'évidence d'un désir incandescent, il faut lire plusieurs histoires. Celle d'un enfant d'immigrés, d'un cadet rebelle et chahuteur. L'histoire, faite de succès fulgurants et de revers foudroyants, d'un seigneur de la guerre qu'anime une indomptable volonté de revanche. L'histoire violente et passionnelle d'un fils de Jacques Chirac, le monarque républicain. L'histoire haletante du premier des ministres de l'Intérieur qui, en utilisant les médias, a dominé le sentiment d'insécurité en même temps que tous ses rivaux. L'histoire, enfin, d'une quête ardente de la magistrature suprême. L'élévation vers le pouvoir élyséen est une ascèse personnelle, un effort sur soi et contre les autres qui frôle la folie. Nicolas Sarkozy, à l'instar des quelques prétendants qui comptent, ne doit vivre que pour ça et ne penser qu'à ça ; imposer, au besoin avec violence, son autorité, combattre les ennemis, mais aussi surmonter ses faiblesses, sa vanité comme son arrogance, et surtout proposer un projet pour la France. Dans les yeux de Nicolas, les Français ont déjà commencé à décrypter ces vérités d'un homme, dont ils se demandent s'il peut être l'homme d'Etat de demain. Un candidat à l'Elysée n'échappe pas à la relecture de sa vie, revue ici par quarante personnalités amies, distantes ou hostiles, qui commentent des instantanés de son cheminement de funambule. Entre sommet et abîme.
Note : 7/10
Achetez "Sarkozy, au fond des yeux" :


Libre

Auteur : Nicolas Sarkozy
Editeur : Pocket
Année : 2003

Libre est le récit d'une traversée du désert entamée au lendemain de la cinglante défaite du RPR aux élections européennes de 1999. Le récit de deux années dans la vie d'un homme auquel l'isolement politique semble avoir rendu toute sa sérénité. Entre le dessous des cartes de la vie publique et une série de réflexions d'ensemble sur l'engagement politique à l'aube du XXIe siècle, Nicolas Sarkozy revient sur ses mois de présidence à la tête du RPR, sur la démission de Philippe Seguin et sur l'ambivalence des rapports qu'il a pu entretenir avec ce dernier. Où l'on découvre, entre autres, que le personnel politique français se voit peu à peu contraint d'agir en "VRP de luxe" vis-à-vis de l'électorat. Derrière un récit bien construit et narré à la première personne se profile aussi – et surtout – un état des lieux critique de la Droite française. Ici, homme de combat et d'idées, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à dire ses déceptions, erreurs et découragements chroniques. Et si la fougue du "jeune loup" du RPR s'est quelque peu estompée avec les années, le propos, lui, y a gagné en profondeur. Libre, peut-être, car enfin pragmatique. Mais toujours aussi résolu.
Note : 8/10
Achetez "Libre" :



Jacques Chirac : Une vie

Auteur : Raphaelle Baquet
Editeur : Michel Lafon
Année : 2003

Il a vécu l’Occupation pieds nus sur les sentiers de la Résistance.
La libération dans les bras des héros américains.
Il a été étudiant au Quartier latin, militant pacifiste interpellé
Par la police, pilotin au large des côtes africaines.
Il a parcouru le monde en auto-stop et fait la plonge en Amérique.

Il s’est fiancé à une héritière de la Caroline du Sud.
Il a épousé une belle étudiante de grande famille aristocratique.

Il a vécu en Algérie.

Il a connu les combats dans le djebel et l’horreur de la mort
Qui frappe au hasard civils et militaires.

Il s’est montré élève brillant et homme politique redouté
haï et admiré.

Il a été trois fois Premier ministre, maire de Paris pendant 18 ans
et deux fois président de la République

La vie de Jacques Chirac est un véritable roman.
Voici le récit en photos d’un destin historique
Et « abracadabrantesque », où se mêlent amour et aventure.
ambition et trahison, bonheur et tragédie.
Note : 9/10
"Jacques Chirac : Une vie", à défaut de l'avoir vécu, lisez-là :


«La République, les religions, l'espérance »

Auteur : Nicolas Sarkozy
Editeur : Cerf éditeur
Année : 2004

Avec ce livre, Nicolas Sarkozy affronte l'un des tabous de la société française : la place des religions dans la République. Il aborde sans complexes le défi de l'islam comme religion en France, la construction des mosquées, le foulard à l'école et dans l'administration, le radicalisme de certains imams, l'élan religieux des jeunes générations, la formation des prêtres, les relations avec le Vatican, l'anticléricalisme, le contrôle des sectes, l'enseignement du fait religieux, les violences racistes qui prennent pour prétexte des appartenances religieuses... Sur toutes ces questions, Nicolas Sarkozy s'engage. Il souhaite inventer une laïcité ouverte et apaisée, où chacun, quels que soient sa foi ou ses doutes, puisse vivre son espérance et participer à la construction de la société démocratique. Dans la liberté de la conversation, le lecteur découvre un homme qui parle de la République, de la foi, de ses rencontres avec des figures spirituelles qui l'ont marqué, des convictions qu'il veut transmettre à ses enfants. L'autorité de l'auteur et l'urgence des thèmes abordés font de cet ouvrage une contribution majeure à la réflexion sur les valeurs fondatrices de la République et l'avenir de la laïcité française.
Note : 9/10
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La République immobile

Auteur : Pierre Lellouche
Editeur : Grasset
Année : 1998

Quatrième de couverture
Est-il trop tard, vraiment, pour réveiller une France endormie pour briser ses conservatismes et ses corporatismes ? Pour réformer un Etat à la fois omniprésent et impuissant qui étouffe le pays et son économie ? Trop tard pour réconcilier ce "cher et vieux pays" avec une modernité qui fut si longtemps son privilège ?
Dans ce livre, qui est la fois un réquisitoire contre "le mal français" de cette fin de siècle et la recherche tonique d'une voie libérale et solidaire à la française, Pierre Lellouche refuse toute forme de pessimisme.

Un réquisitoire ? Comment, de fait, pourrait-il en être autrement quand on constate que la société française qui ne demande qu'à bondir vers l'avenir est, aujourd'hui, ligotée, ossifiée dans des archaïsmes idéologiques, des préjugés et des habitudes néfastes ? Quand tout, de la pression fiscale à la législation sur la protection sociale, conspire à l'avènement d'une société étatisée, déresponsabilisant le citoyen, véritable machine à fabriquer chômage de masse et appauvrissement de tous

Quand enfin, figée dans ses certitudes, cette France-là refuse des méthodes de simple bon sens qui ont déjà métamorphosé nombre de nos partenaires qui renouent avec le plein emploi.

Qui, en France, aura le courage de conduire l'indispensable révolution des esprits et des moeurs, de montrer à nos concitoyens que loin de les protéger le fameux modèle social français étatisé et malthusien n'aboutit qu'à produire des générations d'assistés, de citoyens invalides. « allocataires » de subventions publiques plutôt qu'acteurs de leur propre destin ?

Et quelle force politique de droite ou de gauche osera, face a cette « République immobile », accueillir avec confiance le mouvement qui s'impose ?
Note : 10/10
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23:45 Ecrit par Jeunes Populaires 4 dans Actualité, L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 27 mai 2005

N. Sarkozy : L'Europe mérite un OUI !

Chère Madame, Cher Monsieur,


Dimanche, vous serez amenés à vous prononcer sur le projet de Constitution européenne. Cet événement est historique et permet de donner au projet européen une nouvelle orientation plus proche des préoccupations de nos concitoyens. Une Europe qui vous donne plus de pouvoir, une Europe qui vous protège mieux, et une Europe qui fonctionne mieux.

Dire " Oui " à la Constitution européenne, c'est dire " Oui " au changement. Voter " non " c'est se condamner à garder l'Europe telle qu'elle est. Une Europe de l'immobilisme, une Europe dont le fonctionnement actuel des institutions avait été prévu pour 6 Etats et non pas 25.

Cette chance qui nous est offerte aujourd'hui de mettre le citoyen au cœur de la construction européenne nous ne devons pas la gâcher.

A quelques jours du scrutin, nous avons besoin de votre engagement dans cette campagne décisive pour notre avenir commun, celui de nos enfants, celui de la France. L'Europe ne comprendrait pas que nous lui tournions le dos.
L'histoire de l'Europe n'est pas étrangère à la France. Nous en avons toujours été les précurseurs. Plus que jamais, nous devons garder la place qui est la nôtre : c'est-à-dire la première sur notre continent.

Dans cette dernière ligne droite chacun d'entre nous doit prendre une part active dans la campagne en mobilisant le plus grand nombre de personnes de son entourage.

L'Europe a les yeux tournés vers nous. La France doit, dimanche, lui donner une nouvelle impulsion.

Le dimanche 29 mai, l'Europe mérite un OUI !

Nicolas SARKOZY
Président de l'UMP

20:50 Ecrit par Jeunes Populaires 4 dans L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

dimanche, 24 avril 2005

VERITES, CONTRE VERITES

" Le texte constitutionnel assure le triomphe d'une Europe exclusivement libérale. "
FAUX


Un texte constitutionnel fixe des valeurs fondamentales et détermine les pouvoirs des différentes institutions. Il ne prévoit pas une politique sur le fond. La Constitution de 1958 en France n'a pas empêché de mener des politiques de droite et de gauche. Il en est de même avec la Constitution européenne.

Ni le marché, ni la concurrence ne figurent parmi les valeurs et les objectifs de l'Union. Le concept " d'économie sociale de marché ", qui figure parmi les objectifs, est issu de la théorie politique allemande. Il désigne l'exigence de conciliation entre l'économie de marché, dont la légitimité et l'efficacité ne sont remises en cause par personne depuis la chute du Mur de Berlin, et les valeurs de cohésion et de promotion sociales pour les citoyens, soit exactement l'inverse d'un projet ultralibéral.

Le principe de l'économie de marché comme règle de base du fonctionnement du marché communautaire figure d'ailleurs déjà dans le traité de Rome de 1957. Tous les gouvernements de la France, aussi bien de droite comme de gauche, ont appliqué cette clause et n'ont jamais cherché à la remettre en cause.
De même, la plupart des dispositions critiquées comme trop libérales par les adversaires de la Constitution figurent déjà dans les traités actuels. Dire non à la Constitution ne change rien à cet état de fait puisque ce sont les traités actuels qui continueront de s'appliquer dans ce cas

" La Constitution promet l'avènement d'une Europe technocratique. "
FAUX


La Constitution renforce au contraire la démocratie aux dépens de la bureaucratie : le Parlement européen, qui est élu directement par le peuple, est investi d'un pouvoir de codécision, à égalité avec le Conseil des ministres, dans trente domaines supplémentaires ; en matière budgétaire, les pouvoirs du Parlement et du Conseil des ministres deviennent rigoureusement égaux ; le Conseil européen devra tenir compte de la couleur politique du Parlement avant de proposer un Président de la Commission européenne.
Les débats au Conseil des ministres seront désormais publics lorsque le Conseil délibérera de l'adoption d'une loi européenne.

Par ailleurs, un million de citoyens européens répartis dans plusieurs pays pourront demander à la Commission par pétition de présenter un texte normatif sur un sujet donné.

" Si le projet de Constitution est adopté, il sera impossible de le modifier par la suite. "
FAUX


Comme tous les traités, notamment les traités actuels que la France a ratifiés, y compris celui de Maastricht par référendum, la Constitution ne pourra être révisée qu'à l'unanimité. La Constitution conserve en effet le statut d'accord international. Cette contrainte est au surplus légitime : une Constitution obéit toujours à des règles particulières de modification qui en permettent la stabilité. Il s'agit d'ailleurs d'une garantie pour la France, empêchant l'évolution ultérieure du texte vers une Europe plus mercantile et économique que politique.
Le texte n'en demeure pas moins modifiable. Preuves en sont les modifications successives du traité de Rome.

Par ailleurs, des dispositions spéciales ont été prévues dans la Constitution pour rendre certaines modifications plus faciles. Le Parlement européen disposera d'un pouvoir d'initiative en matière constitutionnelle. Dès l'entrée en vigueur du traité, il pourra faire des propositions de révision. Par ailleurs, sauf en cas d'opposition d'un Parlement national, le Conseil des ministres pourra décider, à l'unanimité, sans modifier la Constitution, de transférer un domaine de compétence de la règle de l'unanimité à celle de la majorité qualifiée et de la procédure législative spéciale à la co-décision (clause dite de la passerelle).

" La Constitution va obliger la France à réduire ses exigences sociales. "
FAUX


En matière sociale, quatre domaines de compétences demeurent régis par la règle de l'unanimité : la sécurité sociale, la protection des travailleurs contre le licenciement, la représentation et la défense collectives des travailleurs, les conditions d'emploi des ressortissants d'Etats tiers.
Cela signifie qu'aucun Etat membre, ni la Commission, ne peuvent imposer à la France de réduire ses exigences en la matière.

" La Constitution va renforcer l'Union européenne sur la scène internationale. "
VRAI


La Constitution comprend trois innovations importantes qui vont lui permettre de devenir une puissance internationale.
Elle crée un ministre européen des affaires étrangères. Désigné à la majorité qualifiée par le Conseil européen, ce ministre des affaires étrangères présidera le Conseil des ministres " affaires étrangères " et sera également vice-président de la Commission européenne. Cette formule permet de réduire l'éclatement actuel des compétences. Le ministre des affaires étrangères conduira la politique étrangère et de sécurité commune. Il bénéficiera de la stabilité et de la visibilité nécessaires au rayonnement et à l'influence de l'Europe dans les négociations internationales.

La Constitution octroie la personnalité juridique à l'Union, qui actuellement ne l'a pas. Aujourd'hui, seule la Communauté européenne (ancienne CEE) et la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom) ont cette personnalité. La personnalité juridique est pourtant une condition indispensable pour participer à des négociations internationales et adhérer à des organisations internationales. Avec la Constitution, l'Union pourra tenir enfin pleinement sa place sur la scène internationale.

La Constitution donne à l'Europe les moyens d'avancer plus vite et plus loin en matière de défense, ce qui est une condition de la force et du rayonnement sur la scène internationale. Les pays qui le souhaitent et qui sont prêts à consacrer des moyens effectifs à la défense pourront développer une " coopération structurée " (terme spécifique pour la coopération renforcée en matière de défense). Une agence européenne de l'armement est également créée.

17:05 Ecrit par Jeunes Populaires 4 dans L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

lundi, 18 avril 2005

1O BONNES RAISONS DE DIRE OUI !

1 - Une Europe plus politique

Art. 1-22 : « Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois ».
Avec cette décision, le traité met fin à l’actuelle instabilité politique de la présidence du Conseil qui, changeant tous les six mois, ne peut réellement imposer son autorité à une administration qui, elle, bénéficie de la durée. Le traité est nécessaire pour endiguer les dérives technocratiques du passé.

2 - Une Europe plus sociale

Art. 1-3 : « L’union œuvre... pour une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social... Elle combat l’exclusion sociale et les discrimination et prône la justice et la protection sociale, l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits de l’enfant ».
L’Europe affiche son ambition sociale pour la première fois aussi clairement, notamment en reconnaissant le rôle actif des partenaires sociaux dans le cadre d’un sommet tripartite pour la croissance et l’emploi (art.1-48).

3 - Une ouverture à la société civile

Art. 1-47-2 : « Les institutions entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile ».
L’Europe s’ouvre enfin, au-delà de Bruxelles, à toutes les forces vives qui animent la société européenne.

4 - Une Europe solidaire pour sa sécurité

Art. 1-43 : « L’Union et ses États membres agissent conjointement dans un esprit de solidarité si un État membre est l’objet d’une attaque terroriste, ou la victime naturelle ou d’origine humaine »
L’Europe, par cet engagement, met sa puissance au service de la solidarité de ses peuples pour, ensemble, faire face aux multiples menaces qui font un monde toujours instable.

5 - L’Europe des États et l’Europe des peuples réconciliés

Art. 1-25 : « La majorité qualifiée se définit comme étant égale à au moins 55 % des membres du Conseil, comprenant au moins quinze d’entre eux et représentant des États membres réunissant au moins 65 % de la population de l’Union »
Le débat Europe fédérale-Europe des États est maintenant dépassé. L’Europe nouvelle retient le principe d’une double majorité, qualifiée, 55 % des États et 65 % de la population. Pour prendre une décision, il faudra donc réunir l’Europe des peuples et celle des États.

6 - Le « voisinage » n’est pas nécessairement l’adhésion

Art. 1-57 : « L’Union développe avec les pays de son voisinage des relations privilégiées, en vue d’établir un espace de prospérité et de bon voisinage, fondées sur les valeurs de l’union et caractérisées par des relations étroites et pacifiques reposant sur la coopération ».
Le choix ne se limite plus comme auparavant entre adhésion et exclusion, mais il devient possible d’établir avec un pays un statut de coopération privilégiée. De plus, toute nouvelle adhésion sera soumise à deux conditions, l’une européenne, le pays candidat doit faire la preuve qu’il veut et qu’il peut appliquer correctement les valeurs de l’Union, l’autre française, depuis la dernière révision de notre Constitution le peuple français, par référendum, aura le dernier mot.

7 - L’Europe doit participer à l’équilibre et à la paix du monde

Art. 1-12-4 : « l’Europe dispose d’une compétence pour définir et mettre en œuvre une politique étrangère et de sécurité commune, y compris la définition progressive d’une politique de défense commune ».
Nos parents ont fait l’Europe pour faire la paix à l’intérieur de nos frontières, notre génération doit conforter l’Europe pour faire la paix à l’extérieur en participant à un nouvel équilibre du monde. Pour sa sécurité, contre le terrorisme et les tensions régionales ou continentales, le monde a besoin d’une puissante Europe, force de paix.

8 - Une grande Europe qui permet des « Europes plus petites mais plus fortes»

Art. 1-44-4 : « Les actes adoptés dans le cadre d’une coopération renforcée ne lient que les États membres participants »
Entre pays qui veulent avancer plus vite et plus loin sur des politiques communes, il sera possible de construire des coopérations renforcées, sans retard.

9 - Des services publics à la française sur tout le territoire

Art. II-96 : « L’union reconnaît et respecte l’accès aux services d’intérêt économique généraux tel qu’il est prévu par les législations et pratiques nationales, conformément à la constitution, afin de promouvoir la cohésion sociale et territoriale de l’Union ».
Les services publics sont reconnus dans leur dimension économique et sociale mais aussi territoriale. L’Europe ne menace donc pas les services publics à la française, ni en milieu rural ni ailleurs ; bien au contraire, elle les consacre.

10 - Une Europe fidèle à l’humanisme français

Art. 1-9 : « L’Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux... l’Union adhère à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».
La Charte des Droits fondamentaux de l’Union en 53 articles défend les valeurs de l’humanisme français fondé par la « Grande Déclaration » de 1789 et par le préambule de la Constitution de 1946. Les idées et convictions de la France sont ainsi placées au cœur du nouveau projet européen proposé par le nouveau traité.

La France a besoin de l’Europe et l’Europe est nécessaire à l’équilibre du monde. Ainsi, le Oui est la réponse d’avenir à la question posée au peuple français.

11:02 Ecrit par Jeunes Populaires 4 dans L'Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

dimanche, 17 avril 2005

POURQUOI VOTER OUI ?

Avec la Constitution européenne, c’est la première fois dans l’histoire de la civilisation que vingt-cinq Etats libres vont se doter d’un ministre des Affaires étrangères chargé de la politique étrangère et de défense de l’Union ; qu’ils le font parce qu’aucun d’eux ne peut plus peser seul sur les affaires du monde ; qu’il y a urgence au moment où de nouvelles superpuissances telles que la Chine ou l’Inde émergent et modifient à toute allure les grands équilibres mondiaux. Disons la vérité : aucun Etat en Europe n’a plus ni l’autorité ni les moyens de mener une politique étrangère digne de ce nom. En revanche, quand nous parlons d’une seule voix, notre influence est démultipliée. En Ukraine, l’Europe unie a permis que la transition démocratique se passe en douceur sans que le voisin russe n’ose interférer dans les affaires intérieures ukrainiennes sous peine de se couper d’une Union européenne qui reste son principal investisseur et son premier marché d’exportation. En Iran, l’Europe unie vient de rallier les Américains à sa politique, évitant que ne se produise une nouvelle épreuve du feu. Notre intérêt, c’est une politique étrangère commune qui permette de stabiliser les pays qui se trouvent à nos frontières, mais aussi de peser sur les règles de la mondialisation. Si la Constitution européenne ne garantit pas le succès d’une telle politique, elle la rend possible. Ce n’est pas rien.

Le projet constitutionnel comporte une autre innovation majeure. Elle intègre une charte des droits fondamentaux comprenant des droits politiques, sociaux et civiques. Cette charte aura valeur contraignante, c’est-à-dire que toute loi européenne devra en tenir compte sous peine d’inconstitutionnalité. L’Europe devient ainsi l’espace le plus abouti en matière de libertés et de droits fondamentaux. La peine de mort se trouve interdite alors qu’elle subsiste en Chine et en Amérique. Les négociations collectives sont constitutionnalisées. Les droits des enfants sont reconnus... Ce n’est pas rien quand on sait que ces droits et libertés ne sont pas garantis constitutionnellement dans la plupart des Etats membres, qu’ils s’appliqueront désormais aux 460 millions d’habitants de l’Union européenne, mais surtout qu’ils ne s’appliquent quasiment nulle part ailleurs dans le monde.

Enfin, la Constitution dote l’Europe de règles de prise de décision pour fonctionner à vingt-cinq. L’Europe fonctionne aujourd’hui sur un modèle conçu en 1957 pour six Etats membres. Ce modèle s’est tant bien que mal adapté aux élargissements successifs. A quinze, cela devenait difficile. A vingt-cinq, cela ne fonctionne plus. Dix mois après l’élargissement, aucune décision importante n’a été prise par les vingt-cinq. La Constitution, en étendant la majorité qualifiée, en dotant le Conseil européen d’un président stable, c’est-à-dire d’un pilote responsable, permet à l’Europe élargie de fonctionner efficacement ; ce n’est pas rien non plus.

17:55 Ecrit par Jeunes Populaires 4 dans L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

lundi, 21 mars 2005

La Constitution européenne, oui au débat,oui à la mobilisation et non à la pensée unique

tracteurope.2.pdf
Une constitution est un ensemble de règles fondamentales qui régissent l’organisation et le fonctionnement d’un Etat ou d’un ensemble d’Etats. Le 29 mai prochain nous voterons donc le projet de traité établissant une Constitution pour l’Union européenne.
Toutes les grandes formations politiques ainsi que tous les grands médias français sont globalement favorable à cette Constitution. Aujourd’hui, nous voyons que le oui n’est pas si solide que ça, que le non progresse et qu’il y a beaucoup d’électeurs encore indécis.

Cette pensée unique du oui est dangereuse pour l’Europe, pour la France et pour la démocratie. Dire qu’il faut voter oui, sans dire pourquoi voter oui et user des grandes incantations ne fonctionne pas, car le peuple n’est pas dupe. Loin d’être dupe, il votera tout simplement non. En effet, une chose que l’on ne connaît pas ou que l’on ne comprend pas bien, instinctivement, on la regarde d’un mauvais œil et le plus souvent, on la rejette.

Il nous faut donc un débat réel, informatif, pédagogique, à grande échelle. Si l’on veut que les électeurs prennent conscience de l’importance de ce vote, le débat doit préférer une langue limpide à toute langue de bois. Pour que ce débat ait lieu, le non doit avoir une place juste en son sein. Écouter deux personnes favorables au oui débattre à propos de la Constitution européenne ne présente guère d’intérêt !

Le 29 mai prochain, nous verrons si la France a relevé les deux défis auxquelles elle est confrontée. Celui de la qualité et de la tenue des débats mais aussi celui de la mobilisation civique, celle des électeurs.

Les Français devront également prendre leurs responsabilités car ils sont les enfants d’un pays, la France, qui le véritable, pour ne pas dire le seul, Père fondateur de l’idée européenne. Tous les peuples de notre continent auront, ce jour-là, les yeux rivés sur elle et quelque soit l’issue du vote, ce sera un tournant pour l’Europe.

Nombreuses sont les élections où le taux de participation est beaucoup trop faible ce qui affaiblit considérablement l’autorité et la légitimité des décisions prises par les différentes majorités politiques. Après tout, pour le vote d’une loi ou l’élection d’un homme, si seulement 50% des électeurs se déplacent, ce choix n’engage pas réellement le pays en profondeur et son bien fondé peu être remis en cause par certains. La République marche encore mais elle boite de plus en plus. Pour l’aider, nous devons nous mobiliser et mobiliser nos concitoyens pour qu’ils s’intéressent à cette Constitution, à ses enjeux, dans le but qu’ils se prononcent le jour J.

Lorsque certains disent que le 29 mai a été choisi car c’est la fête des mères et que ce jour-là les Français seront heureux et joyeux donc le oui aura plus de chances de l’emporter. Nous sommes avec de tels arguments, au niveau zéro de la politique. Ce jour-là, il faudra arrêter les festivités pendant 10 min (15 min si on marche lentement), le temps d’aller voter. C'est pour cela que nous, les jeunes populaires parisiens, essaierons de mobiliser les gens afin d'expliquer l'importance d'un vote OUI pour la constitution !

Jawad Mousallati

14:15 Ecrit par Jeunes Populaires 4 dans L'Europe | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note